Le monstre caché derrière un classeur bleu

Josef Fritzl comparaît pour une litanie de monstruosités que je vous épargne et que vous trouverez partout dans la presse.

Mais quand le monstre apparaît au premier jour de son procès, c’est le visage caché derrière un classeur bleu.

Comment peut-on admettre ceci ?

Je ne suis pas un juriste, et laisse aux spécialistes le soin de m’expliquer pourquoi et comment défendre celui qui semble être un monstre. Peut-être que Maître Eolas nous offrira un billet sur ce  procès, qui sait.

Ce qui me fait réagir aujourd’hui, ce sont les images de cet homme, cet ignoble personnage, caché derrière son classeur bleu, réussissant ainsi à se soustraire aux regards de la justice, des journalistes et du monde extérieur.

Photo : Journal du Dimanche

Entendons-nous bien : je ne suis pas choqué qu’il agisse ainsi. J’espère que la honte qui le bouffe de l’intérieur, va lui pourrir l’existence bien plus que les quelques années qu’il passera derrière les barreaux.

Ce qui me choque, c’est que la justice autrichienne tolère ce comportement.

Il est un moment où tout être humain doit affronter ses erreurs. La justice est là pour condamner en fonction des fautes commises, et éviter ainsi que chacun ne se fasse justice lui-même. Josef Fritzl, aussi exécrables soient ses délits, ne devrait pas, selon moi, pouvoir se cacher ainsi, dans une sorte d’ultime affront à la société (puisque qu’aucune des victimes et membres de la famille ne comparaîtront, tous ayant refusé).

Qu’il affronte, tête basse, le regard dans ses chaussures, l’énoncé de ces chefs d’inculpation.

Mais je trouve insupportable qu’on le laisse debout, la tête droite – et qui sait, peut-être même le sourire moqueur derrière son classeur ? – au moment où s’ouvre son procès.

Une fois que la présidente a demandé de ne plus filmer, il paraît qu’il a posé son classeur. La mine sombre, précise l’AFP, il a plaidé coupable à tous les chefs d’accusation, sauf le meurtre du nouveau né.

Comme si sa culpabilité faisait l’ombre d’un doute. Et dire que maintenant, il va falloir aux jurés endurer l’horreur pour déterminer la durée de la peine.

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