Championnat d’Europe d’athlétisme : mes 10 moments forts (1/2)

Pendant une semaine, j’avoue avoir vibré au rythme des victoires françaises à l’occasion des championnats d’Europe d’athlétisme de Barcelone.

Au terme d’une semaine qui fera date dans l’histoire de ce sport, petit retour sur les faits qui m’ont marqué, les performances qui m’ont touché, les sportifs qui m’ont impressionné.

Voici donc mon top 10 des moments les plus forts de Barcelone 2010

10 : les championnats de tous les records

Le record des Europe de Bruxelles en 1950 avec 15 médailles est pulvérisé. Avec 18 médailles,  8 en or, 6 en argent et 4 en bronze, la France obtient un résultat surprenant et inattendu.

Sur les dix-huit médailles, quatorze sont pour des athlètes qui n’avaient rien obtenu auparavant dans une grande compétition internationale.

A ceci s’ajoutent les records personnels de certains médaillés, comme Soumaré sur 200m ou Barras sur le décathlon. J’y reviendrai un peu plus tard.

Ces championnats d’Europe seront une étape importante en particulier pour les filles car songez plutôt : depuis les Mondiaux d’Helsinki en 2005, l’équipe de France n’avait plus gagné la moindre médaille chez les filles dans les grands championnats ! Dans le même laps de temps, les garçons en récoltaient quinze !

Bien sur, il ne faut pas s’affoler : En 2003, la France gagne chez elle 8 médailles aux mondiaux. L’année d’après, au JO d’Athènes, elle remporte seulement 2 médailles de bronze. En 2006, 8 médailles sont glanées à Göteborg. Puis, en 2007 (Osaka, 2008 (Pékin), 2009 (Berlin), les Bleus rapportent 2 médailles à chacun de ses évènements.

9 : le concours féminin de la hauteur

Pas de françaises engagées, mais un concours qui a tenu toutes ses promesses et offert un spectacle enthousiasmant. La reine croate Blanca Vlasic avait bien du mal à régler ses premiers sauts, alors que l’allemande Ariane Fredrich, au tigre tatoué dans le dos, réussissait un début de concours parfait, imitée par la très belle suédoise Emma Green. Un concours très accroché jusqu’à l’approche des 2m. Mais les grands athlètes savent se surpasser aux moments importants. Et Blanca, archi-dominatrice en meeting mais souvent fragile en championnat, a fini par trouver ses marques pour franchir 2m03, au premier saut, et remporter le concours. Emma Green finit 2e, en sautant 2m01, après avoir battu 2 fois son record personnel, et Ariane Fredrich finit 3e.

Entre cris d’encouragements et explosions de joie après chaque saut réussi, les filles aux jambes interminables ont fait le « show ».

Petit résumé en image :

8 : Hind Dehiba

Elle avait été suspendue pendant 2 ans pour dopage à l’EPO en 2007. Mais elle est revenue et c’est forte d’un record de France peu avant les championnats d’Europe, qu’Hind s’est présentée à Barcelone sur le 1500 m. Loin d’être favorite, elle a su tenir la corde durant toute la course et conserver sa 2e place après avoir pourtant été en tête à l’entrée de la dernière ligne droite. Un retour vraiment gagnant compte tenu de son excellent chrono (4’01″17).

7 : Renaud Lavillenie

Installé sur le toit de l’Europe depuis quelques mois, Renaud a confirmé son statut de favori en dominant le concours du saut à la perche. Après quelques problèmes de réglage lors des premiers sauts, même à 5m60, il a su trouver ses marques et confirmer qu’il n’était pas invaincu depuis le début de la saison par hasard (9 victoires). Avec deux premiers sauts parfaits à 5m80 et 5m85, il a tué le concours.

Une fois le titre acquis – et ce titre était important, puisque c’est le premier français champion d’Europe à la perche (seul Galfione a été champion olympique en 96,et à ce jour, aucun français n’a été champion du monde), Renaud a tenté de battre le record de France à 6m02, mais a échoué d’un cheveux. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé voir à ce moment là toutes les filles de l’heptatlon, juste après leurs courses, l’encourager dans cette tentative. Une nouvelle preuve de l’excellente ambiance qui règne entre athlètes de toutes les nations.

6 : Lemaître…. du sprint

Cela pourrait finalement presque paraître surprenant de ne le retrouver classé que 6e dans mon top 10, tant son triplé est historique en a fait le chouchou des médias et du grand public. Il est vrai que son exploit est phénoménal. Celui qui restera comme le premier blanc a descendre sous les 10 sec au 100 m, a réussi une démonstration magistrale sur le 200 m, arraché d’une cheveux, et voit sa carrière connaître un envol fulgurant depuis quelques semaines (il n’a que 20 ans).

Mais le plus dur reste à venir. ll va devoir confirmer tous les espoirs qu’il a lui-même fait naître. Nul doute qu’il a les moyens de le faire. C’est pour ça sans doute que je ne le classe pas plus haut.

5 : Myriam Soumaré

Juste devant Christophe, j’ai classé Myriam pour qui j’ai eu un vrai coup de coeur.

Cette fille qui se dit elle-même fainéante, avoue avoir choisi le 100 m car c’était la course où l’effort durait le moins longtemps. Assistante puéricultrice dans la vie, elle est selon moi la vraie révélation de ces championnats durant lesquels elle m’a ébloui tant par son exploit sur 200 m que par sa fraicheur, son sourire, sa joie et sa simplicité sincère lors de ses victoires.

Revenons tout d’abord sur le 200 m. Après avoir remporté le bronze sur 100 m, Myriam ne part pas favorite du 200m, surtout en raison de son couloir extérieur. Et même si elle a amélioré en série son meilleur chrono, avec 23 sec 02, elle est bien loin des russes.

Au terme d’une course exceptionnelle, Myriam explose son chrono perso de 7 dixième lors de cette finale. Une performance insensée autant qu’inattendue.

Du coup, son explosion de joie, qui l’amène à se rouler par terre, ses cris de plaisir que l’on avait pu découvrir après le 100, son sourire rayonnant avec le drapeau français, mais aussi ses petits pas danse avant de recevoir sa médaille, sont l’expression forte et sincère de sa joie intense et non dissimulée. Personne ne doute de son bonheur. Et ce bonheur, je le trouve vraiment contagieux. En la voyant, j’étais heureux pour elle et je me sentais vraiment bien.

Un moment dont je ne me lasse pas, et qui contraste avec les images d’autres sportifs, trop payés, qui ne semblent même plus avoir de plaisir à jouer.

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